Premières matières


Cette série décrit ma fascination pour ces matières éclairées, élues du soleil pour jaillir du noir, comme les parties d’une œuvre ciblée par la lumière d’un projecteur. Dans ces formes abstraites, il n’y a plus d’orientation, juste l’inlassable vision de la vie au cœur de l’hiver, une nature modeste contenue dans la sombre feutrine d’un écrin imaginaire.

« Il y a un temps où ce n’est plus le jour, et ce n’est pas encore la nuit. Ce n’est qu’à cette heure-là que l’on peut commencer à regarder les choses, ou sa vie : c’est qu’il nous faut un peu d’obscur pour bien voir, étant nous-mêmes composés de clair et d’ombre. »  Lettre d’or – Christian Bobin